Accueil Mousson Africaine
  
 
Caractéristiques

La partie occidentale du continent africain tropical reçoit la plus grande partie de ses précipitations annuelles durant les mois d’été boréal, de juin à septembre.
Cette saison pluvieuse est associée à l’inversement saisonnier des vents dans la basse atmosphère, ce phénomène est appelé la mousson.

Le mot mousson provient de l’arabe et signifie « saison ». L’inversement du vent est connu des marins commerçants voyageant du Mozambique à l’Inde depuis des siècles.

En hiver, le vent souffle du continent frais vers l’océan chaud. Selon le mouvement apparent du soleil au cours de l’année, le continent se réchauffe plus vite que l’océan. Ce contraste au niveau de la température crée une différence de pression de surface entre l’océan (haute pression) et le continent (basse pression) : la naissance de la circulation de la mousson.

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Au début de l’été, à la manière d’une brise marine géante, les vents changent et soufflent finalement de l’océan vers le continent.

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Au-dessus de l’océan, les masses d’air sont humides et sont transportées au-dessus du continent où cette humidité est transformée par d’importants mouvements verticaux dans des orages convectifs, en précipitations. Cette description simple de la mousson doit être un tout petit peu compliquée pour s’aligner sur la réalité et, en particulier, les effets de la rotation de la terre et les processus convectifs humides doivent être pris en compte.
Le rôle de la région saharienne est également important dans le processus de la mousson car elle fournit un centre de basse pression qui renforce la dépression de la zone de convergence inter tropicale (Inter Tropical Convergence Zone), favorisant ainsi le gradient de pression à la surface.

La Mousson Ouest Africaine diffère en beaucoup d’aspects de la mousson asiatique. En Afrique de l’Ouest, ce phénomène à grande échelle est très symétrique zonalement, alors qu’au-dessus de l’Inde le flux est plus complexe.
Une autre différence importante, parmi beaucoup d’autres, réside dans le fait que la mousson indienne semble plus résistante, en termes de précipitations, que la mousson africaine. L’Inde n’a jamais connu plus de deux années consécutives de sècheresse au cours du 20eme siècle alors que la région sahélienne a souffert de sècheresse durant les vingt dernières années.
On attend qu’AMMA contribue à une meilleure compréhension de cette forte variabilité décennale qui caractérise la Mousson d’Afrique de l’Ouest.

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