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Et impacts sur la santé
De nombreuses maladies infectieuses présentes en Afrique de l’ouest sont influencées par les conditions climatiques. Il existe des relations :

- entre la présence de poussières provenant du Sahara et du Sahel (aérosols minéraux) et le développement de la méningite.
- entre le développement des insectes vecteurs des maladies et les conditions de température, d’humidité, de précipitations et la présence d’eau de surface.

- Moustiques : paludisme , fièvre jaune, dengue, arbovirus...
- Mouches : onchocerciasis, trypanosomiasis, leibshmaniasis...
- Tiques : borelia


Un des objectifs est d’évaluer l’impact de la MAO sur la dynamique de la méningite et de la malaria en identifiant le rôle des vents, de la concentration de poussières, des précipitations, de la température, de l’humidité et quelques variables environnementales relatives à la mortalité, aux maladies et la densité de moustiques dans des régions localisées.

La méningite

Dans la ceinture sahélienne (Sénégal, Mali, Burkina Faso et Niger), une épidémie de méningite à méningocoques affecte chaque année 25000 à 200 000 personnes pendant la saison sèche dans la ceinture de méningite (10°-15°N).

En utilisant des méthodes statistiques, les chercheurs d’AMMA ont récemment produit la première description de cette relation en utilisant des données épidémiologiques sur neuf années :
le début de l’épidémie coïncide avec l’apogée de l’hiver Harmattan, la fin coïncide avec la fin de l’Harmattan dans la sixième semaine de l’année.

Ces résultats ne permettent pas de trouver un lien direct entre l’intensité de l’hiver et la taille des épidémies mais devrait contribuer au développement du système de prévention épidémiologique dans cette région, afin de prévenir les épidémies et d’essayer de limiter leurs effets.
Pour mieux étudier les liens entre la concentration de poussières et l’épidémiologie, la recherche actuelle s’appuie sur la description statistique de collecte de données sur la méningite faites sur plusieurs années. A partir de simulations de concentration de poussières entre décembre et mai pendant 5 ans et de validation de résultats satellitaires, les chercheurs produisent des prévisions statistiques.

La malaria

La malaria est la principale cause de mortalité (1 million de personnes par an en Afrique tropicale). Les épidémies de malaria ont lieu pendant la saison pluvieuse quand la densité de moustiques augmente de manière drastique en raison des précipitations, de la température et de l’humidité.

A l’aide de méthodes statistiques et numériques, les chercheurs d’AMMA utilisent des données collectées dans différents villages ouest africains pour décrire l’impact de la variabilité du climat pendant la saison des pluies sur la densité des vecteurs (Anophèles gambiae).
Des moustiques ont été capturés sur des appâts humains et par vaporisation.

Une attention particulière est portée à la variabilité inter-saison avec des pics et des creux durant la saison des pluies, afin de déterminer un modèle d’anophèles et de prédire les épidémies (début, fin, intensité).
Les moyennes hebdomadaires du taux de personnes piquées ont montré que ce taux dépend en partie de certains paramètres climatiques. En particulier, la première vague d’attaques d’Anopheles gambiae se produit toujours sous certaines conditions d’humidité relative. Les diagnostiques et les prévisions sont actuellement en cours d’amélioration, en utilisant des indicateurs environnementaux tels que l’humidité du sol, le débit des rivières, etc....

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Moustique, vecteur de maladie.
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