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Un défi scientifique

Améliorer la prévision météorologique

Les qualités des prévisions météorologiques, à petite ou moyenne échelle, des précipitations dans les tropiques sont bien inférieures à celles obtenues aujourd’hui pour les régions non tropicales, comme l’Europe ou l’Amérique du Nord. Cela est dû notamment à la difficulté de simuler les éléments clé de la mousson ouest africaine, tels les systèmes de précipitations. La prédiction du temps pour l’Afrique de l’Ouest souffre aussi d’un manque de surveillance régulière. Il est nécessaire d’étudier systématiquement les méthodes opérationnelles de prévision dans cette région, afin que les compétences et les techniques puissent être rassemblées, documentées et partagées entre les centres opérationnels. L’amélioration des prévisions est essentielle pour le système précoce d’alerte de sécurité alimentaire, la gestion des risques et la protection civile en Afrique.

Améliorer les prévisions climatiques

Aux échelles saisonnières à interannuelles, les modèles statistiques sont actuellement les meilleurs outils pour prévoir les précipitations saisonnières en Afrique de l’Ouest. Les modèles dynamiques ont en effet certaines faiblesses de fond lorsqu’ils sont appliqués en Afrique occidentale. Par exemple, ils représentent mal le cycle annuel et sont en désaccord même sur le signe et l’amplitude des changements de précipitations pour un climat avec gaz à effet de serre accrus. Cet état des choses peut être attribué à des interactions complexes et mal comprises entre l’océan, la surface terrestre et l’atmosphère. Les progrès dans ce secteur sont essentiels à plus long terme à la sécurité alimentaire et au développement des stratégies agronomiques d’adaptation et pour préciser les scénarios de changement futur sur cette région.

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Comparaison entre différents modèles de prévision©AMMA

Surveillance de l’environnement

Le continent africain est l’un des moins bien couverts par les observations opérationnelles atmosphériques et environnementales. Le réseau de mesures de pluies est en déclin constant et les observations faites ne sont pas toujours distribuées sur le réseau météorologique global de communication. Ceci nuit considérablement à la détermination des conditions initiales des systèmes de prévision et affecte la surveillance à long terme de la détection et de l’évolution du changement climatique.

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Inauguration de la station Tamale/ Photo Andreas Fink©AMMA

La gestion de la sécurité alimentaire, des ressources en eau et de la santé publique

L’Afrique occidentale est caractérisée par une économie de ménage à faible revenu dépendant principalement d’une agriculture essentiellement pluviale (i.e. dont les ressources en eau proviennent des précipitations et non d’irrigations). L’augmentation significative de la démographie et la vulnérabilité du système agricole par rapport aux précipitations désignent l’Afrique de l’Ouest comme une des régions du monde les moins sûres au niveau alimentaire et de la sécheresse. Comprendre les effets de la mousson ouest africaine sur les ressources en eau, sur la production alimentaire et sur la santé publique, à l’échelle régionale et locale, implique qu’il faut étudier non seulement les effets directs de la mousson sur les activités humaines mais aussi les stratégies d’adaptation possibles. L’adaptation à la variabilité climatique est inhérente à l’agriculture traditionnelle et à des stratégies visant à une « meilleure viabilité » tout en faisant partie des structures sociales.

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Conférence de Dakar/Photo Elizabeth Van den Akker©AMMA

Formation et éducation

Les capacités de la communauté africaine de la recherche pour maintenir et développer la prévision et l’alerte précoce des systèmes, en intégrant de nouvelles connaissances et le retour de l’utilisateur, est actuellement insuffisante. Plus d’étudiants et de scientifiques africains doivent être incités à entrer dans ce domaine de recherche. De fait, au niveau de la région, si les corps d’experts étaient plus nombreux, ils pourraient aviser les décideurs sur les problèmes tels que les stratégies atténuantes du changement climatique et développer de plus fortes positions lors des négociations internationales.

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Atelier de formation©AMMA
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